Le Loup
Par l'équipe Personnage.org · Mis à jour le 29 octobre 2026
Rusé plus que brutal, « compère le Loup » dévore la mère-grand puis le Petit Chaperon rouge ; la moralité en fait l'image du séducteur dangereux.
Le Loup, que Perrault appelle « compère le Loup », croise le Petit Chaperon rouge dans le bois. Il a grande envie de la manger, mais n'ose pas, à cause de quelques bûcherons qui travaillent dans la forêt. Il choisit donc la ruse : il fait parler l'enfant, apprend où habite sa mère-grand et lui propose une sorte de course, chacun par un chemin différent, en se gardant le plus court.
Arrivé le premier, il imite la voix de la fillette, entre grâce à la célèbre formule « Tire la chevillette, la bobinette cherra », et dévore la grand-mère en un instant, car il n'a pas mangé depuis plus de trois jours. Il prend sa place dans le lit. Lorsque l'enfant arrive, il lui fait poser la galette sur la huche et l'invite à se coucher près de lui. Le dialogue qui suit est construit en gradation : les bras sont pour mieux l'embrasser, les jambes pour mieux courir, les oreilles pour mieux écouter, les yeux pour mieux voir, et les dents pour la manger.
La moralité donne la clé du personnage. Perrault y précise que tous les loups ne sont pas de la même sorte : certains, doux, complaisants et sans bruit, suivent les jeunes demoiselles jusque dans les maisons, et ces loups « doucereux » sont les plus dangereux de tous. Le Loup représente ainsi l'homme séducteur et prédateur. Il s'appuie aussi sur une peur bien réelle dans la France rurale du XVIIe siècle, où les attaques de loups étaient redoutées.
Relations de Le Loup
- Le Petit Chaperon rouge — proie qu'il trompe
- Barbe bleue — autre figure de prédateur chez Perrault