Ernst Stavro Blofeld
Par l'équipe Personnage.org · Mis à jour le 29 octobre 2026
Chef de l'organisation criminelle SPECTRE, Blofeld caresse un chat blanc et dirige dans l'ombre les complots de plusieurs films, avant d'apparaître enfin à visage découvert.
Ernst Stavro Blofeld dirige le SPECTRE, Service Pour l'Espionnage, le Contre-espionnage, le Terrorisme, la Rétorsion et l'Extorsion, une organisation criminelle qui loue ses services au plus offrant. Dans Bons baisers de Russie (1963) puis Opération Tonnerre (1965), on ne voit de lui que ses mains caressant un chat persan blanc, et une voix qui donne des ordres. Ce choix de mise en scène a construit son aura.
On découvre son visage dans On ne vit que deux fois (1967) : Donald Pleasence le joue chauve, balafré, dans un repaire aménagé à l'intérieur d'un volcan. Telly Savalas en fait un adversaire plus physique dans Au service secret de Sa Majesté (1969), film qui se termine par l'assassinat, par Blofeld et son acolyte Irma Bunt, de la femme que Bond vient d'épouser. Charles Gray lui donne un ton plus mondain dans Les diamants sont éternels (1971). Un litige sur les droits avec le producteur Kevin McClory a ensuite tenu le personnage à l'écart pendant des décennies. Christoph Waltz le reprend dans Spectre (2015), où il est présenté comme le frère adoptif de Bond, puis dans Mourir peut attendre.
Blofeld est devenu le modèle du génie du mal de cinéma : fauteuil, animal de compagnie, plan de domination mondiale et fausse courtoisie. Le Docteur Denfer des films Austin Powers en est une parodie directe. Ses changements d'interprète montrent la difficulté de faire vivre un méchant récurrent dont la puissance reposait d'abord sur son invisibilité.
Relations de Ernst Stavro Blofeld
- James Bond (007) — ennemi juré
- Felix Leiter — adversaire