Le père Sorel
Par l'équipe Personnage.org · Mis à jour le 29 octobre 2026
Charpentier et propriétaire d'une scierie, le père Sorel est un paysan rusé et avide qui méprise son fils et monnaie chacun de ses succès.
Le père Sorel possède une scierie au bord du Doubs, à Verrières. Rude, illettré, rusé en affaires, il n'a d'estime que pour la force physique de ses fils aînés. Julien, chétif et liseur, est pour lui un bon à rien : la première fois qu'on le voit, il fait tomber d'un coup le livre que son fils lit perché sur une poutre au lieu de surveiller la scie.
Quand M. de Rênal propose d'engager Julien, le père Sorel négocie âprement les gages, flairant une bonne affaire. Il ne s'intéresse à son fils que lorsqu'il peut en tirer de l'argent. Il reparaît à la fin du roman, lors d'une visite en prison : Julien, condamné, n'en obtient aucun réconfort ; il ne parvient à apaiser le vieil homme qu'en lui annonçant qu'il lui laissera ses économies.
Ce père sans tendresse explique en partie la psychologie de Julien : son besoin de reconnaissance, sa honte de ses origines et sa recherche de figures paternelles de remplacement, l'abbé Chélan, l'abbé Pirard puis le marquis de La Mole. Le roman laisse même courir la rumeur que Julien serait le fils naturel d'un noble. Pour l'analyse, le père Sorel est une clé de lecture sociale et psychologique du héros.
Relations de Le père Sorel
- Julien Sorel — fils méprisé
- Monsieur de Rênal — négocie les gages de Julien