Homais
Par l'équipe Personnage.org · Mis à jour le 29 octobre 2026
Pharmacien vaniteux et anticlérical, Homais débite les idées reçues du progrès et triomphe à la fin du roman en recevant la Légion d'honneur.
Monsieur Homais tient la pharmacie d'Yonville, en face de l'auberge du Lion d'or. Il se veut homme de science et de progrès, voltairien, ennemi du clergé, et écrit des articles dans le journal de Rouen, le Fanal. Il parle sans cesse, cite des formules savantes et se pose en conseiller indispensable du village. Il exerce aussi illégalement la médecine en donnant des consultations, ce qui le rend méfiant envers les médecins.
C'est lui qui pousse Charles à opérer Hippolyte en vantant une technique nouvelle, puis rédige un article triomphal avant le désastre. Au chevet d'Emma mourante, il se montre inutile ; pendant la veillée funèbre, il se dispute avec l'abbé Bournisien, avant que les deux adversaires ne s'endorment côte à côte. Il s'acharne aussi, dans ses articles, contre un mendiant aveugle qui contredit ses prétentions de guérisseur. La dernière phrase du roman lui est consacrée : il vient de recevoir la croix d'honneur, tandis que les Bovary ont disparu.
Homais est la grande cible satirique de Flaubert : la bêtise sûre d'elle, qui récite les idées reçues de son époque. Le personnage annonce le Dictionnaire des idées reçues et Bouvard et Pécuchet. Son triomphe final donne au roman sa portée amère : le monde appartient aux Homais. Pour un comédien, la difficulté est de rendre l'assurance et le débit verbal sans en faire un simple bouffon.
Relations de Homais
- L'abbé Bournisien — adversaire idéologique
- Justin — apprenti
- Charles Bovary — voisin qu'il influence