La Fourmi
Par l'équipe Personnage.org · Mis à jour le 29 octobre 2026
Travailleuse et prévoyante, la Fourmi a des réserves pour l'hiver mais refuse d'en prêter à la Cigale : prudence exemplaire ou avarice sans cœur ?
La Fourmi est l'autre moitié du duo qui ouvre les Fables. Voisine de la Cigale, elle a travaillé pendant l'été et dispose de provisions quand arrive l'hiver. Lorsque la Cigale vient lui emprunter quelques grains, elle ne répond pas directement : elle lui demande ce qu'elle faisait au temps chaud. Apprenant qu'elle chantait, elle lui conseille, avec ironie, de danser maintenant.
La Fontaine juge la Fourmi d'un seul vers : elle n'est pas prêteuse, et c'est là son moindre défaut. La formule laisse entendre qu'elle en a de pires, comme la dureté et la moquerie. La fable, sans morale explicite, oppose ainsi deux comportements qui ont chacun leur faute : l'imprévoyance d'un côté, l'égoïsme de l'autre. C'est pourquoi elle est souvent proposée en classe comme sujet de débat : qui a raison ?
La Fourmi apparaît sous un jour plus favorable dans d'autres fables. Dans La Mouche et la Fourmi (IV, 3), elle répond à une mouche vaniteuse, fière de se poser sur la table des rois, en défendant le travail et la prévoyance : l'hiver venu, c'est la mouche qui mourra. Dans La Colombe et la Fourmi (II, 12), une colombe la sauve de la noyade en lui jetant un brin d'herbe ; plus tard, la fourmi pique au talon un villageois qui vise la colombe, et lui permet de s'enfuir. Elle y incarne la reconnaissance et l'entraide entre petits.
Relations de La Fourmi
- La Cigale — voisine qu'elle renvoie