Le Lièvre
Par l'équipe Personnage.org · Mis à jour le 29 octobre 2026
Sûr de sa vitesse, le Lièvre se moque de la Tortue et perd la course : il incarne l'excès de confiance, mais aussi, ailleurs, la peur.
Le Lièvre est surtout connu par Le Lièvre et la Tortue (VI, 10), dont la morale est placée en tête : rien ne sert de courir, il faut partir à point. La Tortue parie qu'elle atteindra un but avant lui. Le Lièvre trouve l'idée si absurde qu'il lui conseille de se purger avec quatre grains d'ellébore, la plante qu'on donnait alors contre la folie.
Le pari conclu, le Lièvre estime n'avoir que quatre pas à faire. Il laisse partir la Tortue, broute, dort, écoute d'où vient le vent, et tient la gageure pour une victoire sans gloire. Quand il s'élance enfin comme un trait, il est trop tard : la Tortue touche le but la première et se moque de lui en demandant ce qu'il en serait si, comme elle, il portait sa maison sur son dos. La fable condamne moins la vitesse que l'orgueil et la négligence : le talent ne suffit pas sans effort ni sérieux.
Le Lièvre a un autre visage dans Le Lièvre et les Grenouilles (II, 14). Peureux, il rêve dans son gîte et sursaute au moindre bruit. En s'enfuyant vers un étang, il voit les grenouilles sauter à l'eau par peur de lui, et comprend qu'on trouve toujours plus poltron que soi. Dans Le Lièvre et la Perdrix (V, 17), la perdrix se moque du lièvre pris par les chiens avant d'être elle-même enlevée par un autour : il ne faut jamais se moquer des malheureux.
Relations de Le Lièvre
- La Tortue — rivale qui le bat à la course